(Car crier « C'est un risque de non-conformité ! » n'a jamais permis d'obtenir un budget.)
Soyons réalistes : personne en dehors de votre équipe ne rêve de gouvernance, de risque ou de conformité.
Le directeur financier se soucie des coûts, le directeur marketing se soucie de la réputation, le directeur technique se soucie de la disponibilité.
Et vous ? Vous vous souciez des cadres, de la maturité des contrôles, de la préparation aux audits et du risque résiduel.
Et c'est là le problème.
Vous avez raison, mais vous vous exprimez dans la mauvaise langue.
Voici comment faire en sorte que les gens vous écoutent réellement lorsque vous parlez de GRC.
1. Cessez de diriger avec le cadre
« Nous mettons en œuvre la norme ISO 27005 afin de nous aligner sur les principes de gestion des risques de la norme 31000. »
C'est comme ça qu'on perd une salle en dix secondes.
Personne en dehors du GRC ne se soucie de la norme que vous utilisez.
Ils se soucient des résultats: « Cela permettra-t-il d'éviter une amende ? », « Cela me facilitera-t-il la vie ? », « Cela nous évitera-t-il de faire la une des journaux ? »
Alors, reformulez :
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Ne dites pas « Nous avons besoin d'un plan de continuité des activités ».
Dites plutôt « Si notre système principal tombe en panne, dans quel délai pouvons-nous être de nouveau opérationnels ? » -
Ne dites pas « Nous mettons à jour notre SMSI ».
Dites plutôt « Nous renforçons notre gestion des données clients, car nous préférons éviter d'avoir à expliquer une violation à l'autorité de régulation ».
Parlez avec impact, pas avec des acronymes.
2. Traduire Risk indicateurs commerciaux
Si votre carte thermique est excellente mais que personne ne s'y intéresse, ce n'est pas parce que l'entreprise est immature, mais parce que vous n'avez jamais établi de lien entre le risque et leur tableau de bord.
Chaque fonction mesure déjà quelque chose :
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Les ventes génèrent des revenus.
-
Ops suit le temps de fonctionnement.
-
Les RH assurent le suivi de la rétention.
-
La finance suit les coûts.
Votre travail consiste à mettre en correspondance les résultats GRC avec ces chiffres.
Exemple :
« La mise en place d'un système de notation des risques fournisseurs réduit le risque d'indisponibilité de 30 %. »
« Ce contrôle nous permet d'économiser environ 200 000 € par an en amendes potentielles et en gestion des incidents. »
Une fois que la GRC s'exprime en euros ou en temps de disponibilité, cela devient une stratégie, et non plus une simple formalité administrative.
3. Utilisez des récits, pas des feuilles de calcul
Les êtres humains ne se souviennent pas des matrices de risque, ils se souviennent de la douleur.
Quand vous parlez de « risque de dépendance vis-à-vis d'un tiers », ils acquiescent et oublient.
Quand vous dites : « Vous vous souvenez quand notre fournisseur SaaS a été hors service pendant 36 heures et que le PDG vous a appelé à 2 heures du matin ? », ils comprennent.
Utilisez des récits :
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« Voici ce qui est arrivé à une entreprise similaire. »
-
« Voici comment un incident similaire a coûté 2 millions d'euros en temps d'arrêt. »
-
« Voici les conclusions de l'audit qui ont mis fin au renouvellement du contrat. »
Transformez les risques abstraits en quelque chose qu'ils peuvent visualiser.
C'est à ce moment-là qu'ils commencent à s'y intéresser.
4. N'effrayez pas, inspirez
La peur fonctionne une fois.
Mais si chaque conversation sur la GRC ressemble à « Si vous ne faites pas cela, nous serons condamnés à une amende », vous apprenez aux gens à ne plus vous écouter.
Les bons dirigeants en matière de GRC parlent de confiance, de résilience et de crédibilité, et non de peur.
Essayez ce changement :
-
De « Nous allons échouer à l'audit » → « Cela rendra notre prochain audit insignifiant ».
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De « Nous risquons une amende » → « Cela nous permet de rester dans les bonnes grâces des autorités de réglementation ».
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De « Vous devez faire cela » → « Voici comment cela vous aide à mieux dormir ».
Vous n'êtes pas le « département du non ». Vous êtes le département du « comment ».
5. Apprenez à choisir le bon moment pour envoyer votre message
Vous pouvez avoir le meilleur message au monde, si vous le diffusez alors que tout le monde est occupé à éteindre des incendies, il aura autant d'impact qu'une bannière cookie RGPD.
Le timing, c'est une question de stratégie.
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Parlez des risques immédiatement après un accident évité de justesse.
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Discutez de la gouvernance avant le lancement d'un nouveau projet.
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Parlez de conformité lorsque les dirigeants se concentrent sur la réputation ou le financement.
Surfez sur la vague. Ne la combattez pas.
6. Les visuels l'emportent sur les documents
Personne ne lit votre rapport de risque de 15 pages. Pas même votre responsable.
Utilisez des supports visuels :
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Tableaux de bord à une seule diapositive pour les cadres supérieurs.
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RAG (rouge-orange-vert) au lieu d'une échelle de 0 à 5.
-
Des flèches indiquant les tendances, pas des chiffres statiques.
L'important n'est pas la précision, mais la prise de décision.
S'ils ne peuvent pas agir dans les 30 secondes, vous avez perdu l'attention de votre auditoire.
7. Montrer que la GRC = catalyseur
Les entreprises les plus avancées le savent déjà : la GRC n'est pas un frein, mais un avantage concurrentiel.
Lorsque vous discutez avec des personnes qui ne connaissent pas le GRC, montrez-leur les avantages:
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Risk = approbations plus rapides, moins de surprises.
-
Conformité = intégration plus facile des clients.
-
Gouvernance = décisions plus claires, moins d'alertes incendie.
Tu n'es pas les freins. Tu es le contrôle de traction.
8. Parlez avec empathie, sans supériorité
Vous connaissez les cadres. Ils connaissent les affaires. Vous avez besoin les uns des autres.
Ne soyez pas celui qui dit « Je vous l'avais bien dit » lorsque les choses tournent mal.
Soyez plutôt celui qui dit : « Assurons-nous ensemble que cela ne se reproduise plus. »
La GRC ne concerne pas les règles, mais les relations.
Vous pouvez automatiser les contrôles, mais vous ne pouvez pas automatiser la confiance.
9. Le guide rapide pour recadrer
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❌ Ne dites pas |
✅ Dites plutôt |
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« Nous devons nous conformer à la norme ISO 27001. » |
« Nous devons prouver que nous protégeons les données de nos clients, et c'est ce que l'ISO nous aide à démontrer. » |
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« Il s'agit d'une non-conformité. » |
« Nous avons trouvé un point faible, et le corriger améliore notre résilience. » |
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« Nous devons suivre cette politique. » |
« Cette politique nous évite de commettre deux fois la même erreur. » |
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« Le score de risque est élevé. » |
« Si cela se produit, nous perdons une semaine d'activité. » |
Conclusion
Le GRC est un travail de traduction.
Vous traduisez les cadres conceptuels dans un langage que les gens comprennent et sur lequel ils peuvent agir.
Plus vous parlez affaires, moins vous avez besoin de crier « conformité ».
L'objectif n'est pas de leur faire peur, mais de leur inspirer confiance.
Lorsque vous cessez de parler de GRC aux gens et que vous commencez à discuter avec eux, tout change : les budgets, le soutien, l'adoption, la culture d'
.
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-
Manager Lead de la gestionRisk ISO 31000 – pour communiquer efficacement sur les risques.
-
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-
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Parce que parfois, le véritable contrôle dont vous avez besoin ne se trouve pas dans l'annexe A, mais dans votre façon de parler.


